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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 14:31

L'essence du langage

 

 

Nous sommes tous émerveillés devant un bébé et ses découvertes, ses expériences, notamment ses vocalises souvent qualifiées de réflexion du type «Ça y est il fait ses discussions».

 

L'enfant prend comme modèle son environnement et façonne son langage, par répétition pur, associant au son un effet : je pleure, ils viennent.

 

Des sons, des mots, des phrases, puis des monologues interminables, nous nous revêtons de notre langue maternelle.  Ce langage construit notre paraître, ou chaque mot nous moule selon le sens que nous lui attribuons.

 

L'écrit, symbole du langage, fait passer le son en phonétique mais surtout fait passer le son à la lettre. Nous pouvons nous interroger sur le pourquoi d'une élaboration d'un alphabet alors qu'il existe la phonétique, pourquoi une différenciation alors que l'un pourrait être l'autre, est ce que cela recelle une logique des sons ?

 

La lettre se combine en syllabe, en mot, en phrase, en paragraphe, en roman, en encyclopédie.

 

 

 

La complexité de notre utilisation du langage nait du fait que nous ne sommes pas centrés sur le sens des mots, mais sur leurs effets. C'est la drame actuel, l'échec du langage, celui d'utiliser les mots pour obtenir des effets loin de leurs valeurs sémantiques. La meilleure illustration est cette capacité à nous faire valoir, utilisant le langage pour briller, ou encore cette lâcheté où le langage est un moyen de cacher ses peurs.

 

Pourtant ce sont ces mêmes mots qui peuvent déliez nos maux. Pour cela, il faut les employer dans leurs sens profonds.

 

Chacun y va du sien, persuadé que l'autre à la même vision, mais la réalité est que sans sens commun nous n'en restons qu'à l'incompréhension.

 

Un phénomène intéressant est le pouvoir du mot. Un seul peut déclencher des tempêtes, réveiller notre mal-être, nous pétrifier de colère et d'indignation.

 

Il n'y a pourtant que de l'incompréhension, cela devrait nous faire relativiser l'impact de nos échanges verbaux.

 

Y a t'il un sens commun ?

 

 

 

Derrière les mots, les lettres, il y a avant tout un lien entre le signifiant et le signifié. Pourquoi parler si nous ne voulons pas exprimer quelque chose ? Le bébé signifie sa présence, marque ses besoins, ce vouloir d'être comblé devient plus psychologique et utilise le mot pour briller, dans son élocution, sa pertinence, comme il nous met en avant ( On aurait pu dire, au dieu, bien des choses en sommes ).

Le mot est pris entre deux feux, le premier comme moyen d'expression de ce que nous sommes et voulons, un vouloir basique d'être, le second, celui ou le mot est utilisé pour être le maitre de son paraître, un vouloir de pouvoir sur les choses.

 

Au gré de nos expériences de vie nous intégrons de plus en plus d'expressions, multipliant les façons de dire une même chose, mais cela nous perd dans les moyens d'exprimer notre être profond.  Est il utile de connaître les mots plaisir, douceur, kif, méchant, mortel, fun, quand finalement nous ne pouvons même pas définir quel plaisir véritablement profond nous recherchons, celui qui définitivement nous comblerait ?

 

Tout cela éloigne la réalité de ce que nous sommes au plus profond de nous et nous bloque dans une superficialité stérile.

 

Comment revenir à un sens commun et enfin exprimer nos profondeurs sans faire face à l'incompréhension ?

 

 

 

Deux processus apparaissent.

 

Le premier est observable, il est de garder le vocabulaire qui semble commun et de recréer un vocabulaire quand l'ancien porte des préjugés. Par exemple, aujourd'hui on ne peut plus parler de mot à connotation religieuse, ainsi l'aura se scientifise en bio-champ, beaucoup remettent à jours des termes qui ont perdus leurs sens.

 

Le second est de rechercher dans la genèse du langage, si il y à une logique    inscrivant alors le sens des mots dans le marbre, scellant le signifiant au signifié.

 

Le premier semble très complexe. Croire en un sens commun est un mythe, le système dans lequel nous vivons s'efforce bien de retirer le sens au langage. Est ce que la phrase « Auchan la vie », n'illustre pas comme un concept sur lequel nous pourrions réfléchir pendant plusieurs générations,  se réduit à une simple marque ? De même pour le nouveau vocabulaire, celui ci nous divise entre conservateur et révolutionnaire, la masse de savoir se retrouve plus floue par une nouvelle terminologie incessante. Surtout, aussi sensé que nous croyons être, aujourd'hui la société est noyée par l'omniprésence médiatique, ou l'on nous volent nos mots, nous en impose, oriente nos pensées.

 

L'échec du langage est un constat nous amenant dans nos ténèbres, celles de l'impuissance face à un phénomène nous dépassant. Seule une idée lumineuse ferait briller cet obscurantisme.

 

La question de ce que nous recherchons par les mots, le décalage entre ce que nous voudrions vraiment et ce que nous paraissons vouloir, portent une ombre sur comment réussir à enfin être par sa propre expression.

 

Ce décalage, sous forme légère, se voit comme une incompréhension passagère, elle peut glisser vers une guerre relationnelle voir peut nous rendre malade.

 

 

 

Le mal à dit, illustre ce que certains nomment la langue des oiseaux. Cette langue en utilisant la sonorité et plus simplement le sens banal du mot, semble faire coller au langage un sens plus profond. Elle est à l'image de  l'existence de deux univers parallèle :  notre propre personne, celle des profondeurs, et celle que nous ramenons à la surface, le paraitre. D'ailleurs le mal n'est il pas l'inverse de l'âme ( LAM)

 

Ainsi la sclérose se transforme en S-clér-ose «est ce clair,ose ». Cette langue à le mérite de révéler un sens qui unit le monde dans lequel notre corps se meut, et celui des aspirations du monde de nos pensées ( pan sait, le savoir de celui qui sait). Il serait fou d'imaginer qu'un lien pourrait exister entre notre superficialité  opposée à notre être en profondeur, et l'existence d'un sens profond du langage dans ses sonorités, opposée à la superficialité qu'il peut avoir quand nous l'utilisons au quotidien.

 

Nous somme également noyé dans une pauvreté internationaliste ,celle qui nous font nous tatouer comme des maoris, parler comme des indiens, le vocabulaire allant avec, « Namasté », « cool ». Il est cependant amusant de voir que cette logique de lecture supérieur se retrouve dans tous les langages. Ainsi nowhere se transforme en now here, le nul part en ici maintenant.

 

A travers toutes les langues, y aurait il quelque chose d'unique que l'homme de tout temps veut exprimer et qui au fur et à mesure des années s'est enlisé dans une sophistication verbale ?

 

 

 

Actuellement, pour faire le point sur tous les aspects de notre monde, il nous faut le vocabulaire d'un économiste, d'un informaticien, d'un médecin, d'un psychologue, d'un historien, etc. Autrefois le langage était bien plus centralisé, un seul symbole pouvait répondre à tout ces domaines. Si une vision de l'alpha à l'oméga de l'histoire de toutes les langues requiert des connaissances immenses, une vision d'ensemble laisse perplexe.

Le yin-yang est de ces trésors qui place et résume le concept du tout dans le tout, donc de tous phénomènes pour celui qui sait le lire. De même, l'arbre des séphirots utilisé dans la Kabbale peut à lui seul expliquer toute la cohérence de la vie d'un point de vue scientifique, sans isoler un champ d'explication, mais bien en intégrant tous les champs dans un seul schéma explicatif. Nous pourrions parler de vision scientifique universelle.

 

Au niveau de la lettre, l'alphabet est lui même porteur d'un sens caché qui s'adresse au pourquoi et devenir de notre conscience de nous-même.

 

Le M, aime, amour, permet d'affronter ses N, haines, symbole de 3 I appelés à se redresser pour arriver en O, haut, bénéficier ainsi de l'état de P, paix, etc....

 

L'utilité du langage résidant dans nos aspirations les plus profondes, il sert forcément à répondre à des questions essentielles comme la raison d'une, fondamentale, « pourquoi pensons-nous? ».

 

 

 

La langue des oiseaux en français résonne comme un jeu de l'esprit, même si ce jeu amène à un niveau où c'est bien le monde de nos pensées qui est concerné. Un point troublant : en remontant le temps et ainsi la génèse des langues, ces deux niveaux d'expression du langage se rapproche.

 

Les alphabets grecs, hébreux chinois, sont des trésors qui associent les attentes profondes de l'être avec la lettre. On découvre que la lettre résulte de symbole eux mêmes porteurs de grands concepts, surtout au niveau des enjeux d'être soi même dans notre monde, donc de concepts primordiaux, le pourquoi être dans l'intégralité de nos potentiels et plus seulement dans nos projets de carrière.  Ces concepts sont les mêmes dans les différentes cultures, ce qui marquent une connaissance commune qui sous tend des racines communes.

 

La langue la plus ancienne aujourd'hui apparaît comme le sanscrit, elle serait cette langue racine porteuse d'un savoir unifié, portant sur les questions essentielles de la vie.

 

Chez les chrétiens, le verbe est la première chose à avoir exister, un nom secret, celui que nous aurions oublié et que nous cherchons à retrouver. Ainsi le mot aimerait nous ôter un savoir, le mot m-o-t, aime ôter.

 

Dans la tradition Védique, c'est d'un son primordial dont on parle, un son qui serait le début du monde.

 

A ce niveau, le langage correspondrait à l'attente ultime, l'expression de l'essentiel, tout y serait réunifié, ce passage du rien au tout , du vide au plein, la vie de A à Z.

 

Le son,  depuis notre enfance, ne veut qu'exprimer notre volonté la plus profonde, savoir ce que nous attendons de la vie. Il semblerait qu'a l'instar de l'évolution des langues dans l'histoire humaine, l'évolution de notre langage au niveau individuel, nous éloigne d'une chose unique à exprimer, notre désir  primordial, une paix ( P) riant ( RI )de la mort ( MOR )de nos dialogues internes .

 

L'expression est une chose qui nécessite nos ressources pour y arriver, nous disons souvent y mettre du cœur, c'est ainsi un don de soi.

 

Exprimer le primordial c'est donner l'essentiel.

 

 

 

Certains voient chez nos ancêtres lémuriens, l'amour ( L'aime, LEM ) tournée vers l'ultime ( U) dans une joie ( RI) interieur ( EN ) dans une sagesse collective ( S ), une langue antérieur qui ne seraient que constituée de voyelles, comme celles qui composent le mot oiseau ( a-e-i-o-u), elle est parfois appelé langue des anges intègre avec soi meme puisque « en je », ou langue d'amour. La voyelle ( qui observe « voit » sa part féminine « elle ») tel un souffle, donne vie à la consonne (qu'on réveille, qui sonne avec ) qui n'est qu'un squelette se rapportant à un symbole si profond.

 

Ce parallèle entre l'acquisition de notre langage et l'histoire des langues montre que la chose essentielle est l'amour. Le sens profond de nos existences est d'apprendre à exprimer l'ame-our, littéralement la lumière de l'ame, ou encore exprimer une force créatrice ( A ) manifestée ( M ) dans le tout ( O ), qui s'ouvre à tout les possibles, dans toutes les directions ( R ).

D'ailleurs, ce son qui serait originel selon les traditions et qui finalement pourrait bien être celui que tous nous voudrions reproduire est ce célèbre AUM.

 

 

 

 

 

 

 

 

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